Baromètre 2026 de l’épargne : des Français prudents face aux incertitudes économiques
Réalisé par Ifop pour Altaprofits, le Baromètre 2026 de l’Épargne en France et en régions dresse le portrait d’épargnants toujours actifs, mais de plus en plus prudents. Dans un contexte marqué par l’instabilité économique, géopolitique et la baisse du pouvoir d’achat, les comportements d’épargne évoluent sans rupture, mais révèlent des signaux d’attentisme.
10 / 06 / 2026
En 2026, 81 % des Français déclarent épargner, une proportion stable depuis plusieurs années. 62 % placent de l’argent au moins une fois tous les six mois et 37 % au moins une fois par mois.
La prudence domine. 79 % des épargnants privilégient des produits sans risque, même avec un faible rendement. Cette aversion au risque progresse encore par rapport à 2024 et 2025.
Les placements les plus répandus restent les livrets réglementés, détenus par 75 % des épargnants, suivis de l’assurance vie ou de capitalisation (27 %, en hausse). Les produits plus dynamiques demeurent minoritaires : 14 % détiennent un PER et 13 % un PEA.
Des liquidités de plus en plus immobilisées
Un signal préoccupant ressort de l’édition 2026. 13 % des Français laissent l’intégralité de leur épargne sur leur compte courant, un niveau en forte hausse par rapport à 2024. Ce comportement traduit une posture d’attente, renforcée par les incertitudes économiques et géopolitiques.
La retraite, source d’inquiétude croissante
La préparation de la retraite s’inscrit dans un climat pessimiste. 75 % des actifs anticipent une baisse de leur niveau de vie, tandis que 70 % ne connaissent pas le montant de leur future pension.
En conséquence, 43 % des actifs comptent désormais exclusivement sur le système de retraite par répartition, une progression marquée en un an.
Les Français restent divisés sur l’avenir de la réforme des retraites. 37 % souhaitent une réforme différente, 34 % son abrogation et 29 % son application telle que prévue initialement.
Un intérêt limité pour le financement de la défense
Malgré un contexte international tendu, seuls 30 % des Français se disent prêts à investir dans des produits d’épargne dédiés au financement de la défense nationale. Les réticences reposent principalement sur des considérations éthiques, politiques ou financières.
Des disparités régionales marquées
Le baromètre Ifop pour Altaprofits met en lumière des différences régionales notables. Les Franciliens apparaissent moins averses au risque et plus présents sur les produits de long terme, tandis que d’autres régions privilégient davantage la liquidité et la sécurité.