Assurance en France : une année 2025 marquée par la forte collecte en assurance-vie et le renforcement de la solvabilité
Selon la dernière analyse de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le secteur de l’assurance en France a bénéficié d’une dynamique particulièrement favorable en 2025. La forte collecte en assurance-vie, l’amélioration de la rentabilité en assurance non-vie et le renforcement des ratios de solvabilité ont soutenu la solidité du marché, malgré un environnement géopolitique et économique toujours incertain.
27 / 07 / 2026
L’assurance-vie a enregistré des résultats exceptionnels en 2025 et au premier trimestre 2026. La collecte nette a atteint 19,9 milliards d’euros au premier trimestre 2026, contre 13,3 milliards un an plus tôt. Cette progression repose principalement sur le retour en force des supports en euros, mais aussi sur la bonne tenue des unités de compte.
Sur l’ensemble de l’année 2025, les primes acquises en assurance-vie ont progressé de 10,2 %, tandis que les prestations versées ont reculé de 4,6 %. Cette évolution confirme l’attractivité retrouvée des produits d’épargne assurantiels dans un contexte de moindre collecte bancaire.
Une rentabilité non-vie en amélioration
Le marché de l’assurance dommages a également affiché de bonnes performances. Les primes acquises ont progressé de 5,6 % en 2025 alors que les sinistres n’ont augmenté que de 1,4 %. Le ratio combiné du secteur s’est amélioré pour atteindre 95,3 %, traduisant une hausse de la rentabilité technique.
Les segments automobile et dommages aux biens ont tiré la croissance des primes. L’assurance automobile a toutefois subi une hausse des coûts de réparation liée à l’inflation des pièces détachées et de la main-d’œuvre.
Des placements solides malgré certains risques
Les placements des assureurs français atteignent 2 819 milliards d’euros fin 2025. Les portefeuilles restent majoritairement investis en obligations souveraines, obligations du secteur financier et actions.
L’étude souligne toutefois une dégradation de la qualité du portefeuille obligataire après l’abaissement de la notation souveraine française en 2025. Les expositions au Moyen-Orient et à l’Iran demeurent néanmoins très faibles, représentant seulement 0,09 % des placements.
Une solvabilité renforcée
L’un des principaux enseignements concerne la solidité financière du secteur. Le taux de couverture du capital de solvabilité requis atteint 250 % fin 2025, contre 238 % un an plus tôt. Cette amélioration s’explique par la hausse des fonds propres et par un environnement de taux plus favorable aux assureurs.
Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, la transition énergétique et l’évolution des marchés financiers, le secteur français de l’assurance confirme ainsi sa capacité de résilience et son rôle central dans le financement de l’économie.