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Santé mentale des dirigeants : un équilibre fragile face au stress administratif et économique

La Fondation d’entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur publie la 11ᵉ édition de son baromètre Ifop consacré à la santé mentale et physique des dirigeants. L’étude révèle une réalité contrastée : si la majorité des chefs d’entreprise se disent en bonne santé, les troubles psychologiques progressent et touchent désormais un dirigeant sur deux.



Selon le baromètre 2026, 88  % des dirigeants estiment être en bonne santé générale, un niveau en amélioration continue depuis dix ans. Cette perception positive masque toutefois une autre réalité. 85  % des dirigeants déclarent ressentir au moins un trouble de santé, un chiffre en forte hausse sur les cinq dernières années.

Les profils les plus fragilisés se retrouvent davantage chez les dirigeants installés depuis plus de cinq ans, souvent gérants de leur activité et détenteurs du capital de leur entreprise.

La santé mentale sous pression

Sur le plan psychologique, 76  % des dirigeants se disent en bon état mental, un retour aux niveaux observés après la crise sanitaire. Pourtant, 51  % affirment être ou avoir été confrontés à des difficultés psychologiques.

Les troubles les plus fréquemment cités restent l’épuisement, les tensions musculaires, les troubles du sommeil, l’anxiété et la perte de motivation. Le manque de sommeil apparaît comme un facteur aggravant, accentuant le stress, la surcharge de travail et le sentiment d’incertitude.

Le poids du stress administratif et économique

Le stress administratif constitue la première source de difficulté pour 64  % des dirigeants. Il devance la surcharge de travail et l’incertitude économique. Ces contraintes pèsent lourdement sur l’équilibre personnel et la capacité de projection des chefs d’entreprise.

Les dirigeants en difficulté psychologique peinent davantage à préserver leur équilibre vie professionnelle et vie personnelle, à se déconnecter des outils numériques ou à maintenir une activité physique régulière.

Un besoin d’accompagnement encore insuffisant

Face à ces tensions, un tiers des dirigeants en souffrance envisageraient d’arrêter leur activité. Pourtant, seuls 28 % déclarent être ou souhaiter être accompagnés. Le baromètre souligne ainsi un enjeu majeur : lutter contre la solitude du dirigeant et favoriser un recours plus précoce aux dispositifs d’aide, afin de préserver durablement la santé mentale des entrepreneurs et la pérennité de leurs entreprises.