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Épargne salariale : un levier encore sous‑exploité par les entreprises françaises

AG2R LA MONDIALE publie une étude réalisée avec Occurrence sur l’épargne salariale en France. Si les dispositifs sont désormais largement déployés, leur potentiel reste encore insuffisamment exploité, tant par les dirigeants que par les salariés, faute d’accompagnement et de pédagogie.



L’épargne salariale fait désormais partie du paysage social des entreprises françaises. Selon l’étude, 83 % des décideurs proposent au moins un mécanisme d’intéressement ou de participation.
Dans le détail, 58 % des entreprises ont mis en place un dispositif d’intéressement, 57 % un plan d’épargne salariale avec abondement, 54 % un régime de participation et 27 % une prime de partage de la valeur.

Ces dispositifs sont plus structurés dans les grandes entreprises. Entre 50 et 75 % des salariés y effectuent des versements volontaires. Les pratiques restent plus hétérogènes dans les PME et les TPE.

Un pilotage encore très concentré

Dans la majorité des cas, l’épargne salariale repose sur l’initiative du dirigeant ou de la direction des ressources humaines. Les motivations sont claires. Les entreprises y voient un levier fiscal, un outil de responsabilité sociale et un moyen d’attirer et de fidéliser les talents.

Malgré cet engagement, un paradoxe persiste. Seuls 44 % des salariés versent volontairement leur intéressement ou leur participation sur un dispositif d’épargne salariale.

Un besoin fort d’accompagnement

Les dirigeants évoquent une complexité persistante. Les freins concernent le choix des dispositifs, la fiscalité, les coûts, la mise en œuvre et le pilotage. Ces difficultés touchent davantage les petites structures.

Les TPE et travailleurs indépendants restent plus en retrait. 38 % d’entre eux proposent au moins un dispositif, tandis que 32 % envisagent d’en mettre un en place. Le coût, la taille de l’entreprise et la complexité administrative expliquent les réticences.

Faire de l’épargne salariale un levier stratégique

L’étude souligne un enjeu central : dépasser une logique d’équipement pour construire une véritable stratégie d’épargne salariale. Un accompagnement personnalisé et une pédagogie renforcée apparaissent indispensables pour inscrire durablement ces dispositifs au service de la performance, de l’engagement des salariés et de l’attractivité des entreprises.