Présidentielle 2027 : les dirigeants d’entreprise veulent placer l’économie au cœur du débat
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les entreprises souhaitent faire entendre leurs attentes. Pour nourrir le débat public, le MEDEF a lancé avec OpinionWay la consultation nationale « Mobilisation des Entreprises de France - Cap sur 2027 ». Réalisée entre le 15 avril et le 15 juillet 2026, elle a recueilli la participation de 65 872 dirigeants d’entreprise, faisant de cette initiative la plus grande consultation jamais menée auprès des chefs d’entreprise en France.
27 / 08 / 2026
Les résultats font ressortir cinq attentes majeures. La première concerne la réduction de la fiscalité et des charges des entreprises, citée par 83 % des répondants. Viennent ensuite la réindustrialisation de la France (81 %), la simplification des normes et des démarches administratives (75 %), la réduction de la dette et des dépenses publiques (75 %) et la stabilisation des règles fiscales et sociales (74 %).
Ces priorités apparaissent largement partagées, quels que soient la taille des entreprises ou leur secteur d’activité. Les dirigeants interrogés expriment avant tout le souhait d’évoluer dans un environnement plus compétitif, plus lisible et plus stable.
Une confiance fragilisée
La consultation révèle également une forte inquiétude face à l’avenir économique. Ainsi, 82 % des dirigeants se déclarent pessimistes quant aux effets de la politique économique du futur président sur leur entreprise. Seuls 17 % affichent un regard optimiste.
Si aucune évolution majeure n’intervient au cours du prochain quinquennat, 66 % des répondants estiment que leur entreprise risque de se fragiliser, de rencontrer de sérieuses difficultés ou de disparaître. À l’inverse, seuls 20 % pensent qu’elle pourra se développer ou maintenir son niveau d’activité actuel.
Fiscalité et complexité administrative en tête des préoccupations
Le niveau des impôts et des charges constitue la principale difficulté rencontrée par les entreprises, cité par 79 % des dirigeants. Le poids des démarches administratives arrive en deuxième position avec 59 %, suivi par les changements fréquents de réglementation fiscale, sociale ou environnementale (50 %) et le manque de visibilité sur la conjoncture économique (49 %).
Les répondants redoutent également une aggravation de ces contraintes. 85 % craignent une hausse de la fiscalité des entreprises, tandis que 63 % anticipent un renforcement de la bureaucratie et des obligations administratives.
Un message adressé aux candidats
Pour le MEDEF, cette consultation constitue un signal fort à destination des futurs candidats à l’élection présidentielle. Les dirigeants attendent des propositions concrètes pour favoriser l’investissement, l’innovation, le recrutement et le développement des entreprises en France.
Les résultats complets ont présentés été lors de la REF 2026, le 27 août. À moins d’un an de l’échéance présidentielle, près de 66 000 chefs d’entreprise rappellent ainsi que la compétitivité économique et la capacité à créer de la richesse devront occuper une place centrale dans le débat public.