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Climat : les acteurs financiers encore sous surveillance sur leurs trajectoires de décarbonation

À quatre ans de l’échéance fixée pour 2030 par l’Accord de Paris, les entreprises du CAC 40 sont invitées à démontrer concrètement leur capacité à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Dans son palmarès 2026 des trajectoires climat, l’ONG Les Ateliers du Futur souligne des progrès contrastés selon les secteurs. Les banques et les assureurs restent dans une position intermédiaire, avec des résultats jugés encore perfectibles malgré les engagements affichés.



L’Accord de Paris prévoit un pic des émissions mondiales au plus tard en 2025 et une réduction de 43 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. À mesure que cette échéance approche, Les Ateliers du Futur durcissent leur évaluation des grandes entreprises françaises.

Selon l’ONG, il ne suffit plus d’annoncer des objectifs de décarbonation. Les entreprises doivent désormais démontrer la crédibilité de leurs plans d’action et leur capacité à atteindre les trajectoires annoncées.

Les acteurs financiers évalués sur leurs émissions financées

Parmi les entreprises du CAC 40 figurent trois grandes banques françaises et un assureur : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et Axa.

Leur notation repose sur une méthodologie spécifique centrée sur les émissions financées et sur plusieurs critères liés aux objectifs de réduction des émissions, aux politiques d’accompagnement des secteurs les plus émetteurs et à leur alignement avec des scénarios de transition reconnus.

Dans cette édition 2026, BNP Paribas et Société Générale obtiennent une note de 6 sur 10, synonyme de trajectoire jugée crédible. Les deux établissements conservent ainsi leur niveau de notation par rapport à l’année précédente.

Crédit Agricole et Axa jugés insuffisants

Les Ateliers du Futur classent en revanche Crédit Agricole et Axa dans la catégorie « insuffisant ». Crédit Agricole obtient une note de 4,9 sur 10 tandis qu’Axa atteint 4,4 sur 10.

L’ONG estime que le secteur financier conserve encore d’importantes zones d’ombre dans ses publications, notamment concernant les émissions facilitées, gérées ou assurées. Elle souligne que les exigences de transparence ont davantage progressé chez les groupes non financiers.

L’assurabilité au cœur des enjeux climatiques

Pour les assureurs, les enjeux climatiques dépassent désormais la seule question environnementale. L’intensification des événements climatiques, les besoins d’adaptation des territoires et la préservation de l’assurabilité de certains risques deviennent des sujets stratégiques.

Lors de la présentation de son plan stratégique 2027-2029, Axa indiquait toutefois que ses objectifs de décarbonation à horizon 2030 étaient en bonne voie d’être atteints.