Actualités

Retards de paiement : les entreprises françaises retrouvent leur meilleur niveau depuis trois ans

Selon la dernière étude d’Altares sur les comportements de paiement des entreprises en France et en Europe, les délais de règlement se sont nettement améliorés au premier semestre 2026. Après deux années de dégradation continue, les entreprises françaises réduisent leurs retards de paiement et retrouvent leur meilleur niveau depuis trois ans. Une évolution qui constitue un signal positif pour la trésorerie des entreprises et pour les acteurs de l’assurance-crédit.



Au premier semestre 2026, le retard moyen de paiement des organisations françaises, privées et publiques, s’établit à 12,3 jours, contre 14,1 jours un an plus tôt. Près de 49,7 % des entreprises règlent désormais leurs fournisseurs à l’échéance, contre 45,2 % en 2025. Parallèlement, la part des retards supérieurs à 30 jours recule à 7,5 %.

Cette amélioration replace la France sous la moyenne européenne, qui atteint 13,1 jours de retard. Elle rapproche également le pays des meilleurs élèves européens, notamment les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique.

Les TPE et PME portent le redressement

Le recul des retards de paiement repose principalement sur les petites structures. Les TPE de 1 à 9 salariés affichent un retard moyen de 11,7 jours, tandis que les PME de 10 à 49 salariés atteignent 11,1 jours, soit les meilleurs résultats observés.

À l’inverse, les grandes organisations restent plus lentes à régler leurs fournisseurs. Les entreprises de plus de 1 000 salariés présentent encore un retard moyen de 19,6 jours, malgré une amélioration progressive.

Des différences importantes selon les secteurs

La construction figure parmi les secteurs les plus vertueux avec un retard moyen de 8 jours dans le bâtiment. Le commerce de détail et la réparation automobile affichent également de bonnes performances. Dans l’industrie manufacturière, plusieurs activités restent sous le seuil des dix jours de retard.

À l’inverse, certains services aux entreprises demeurent plus en difficulté. Les activités de sécurité, de production audiovisuelle ou encore les éditeurs de logiciels présentent des retards supérieurs à la moyenne nationale. Les secteurs de la santé humaine, de l’action sociale ou encore de l’enseignement poursuivent leur amélioration mais restent également au-dessus de la moyenne.

Un enjeu majeur pour la gestion du risque client

Pour les professionnels de l’assurance-crédit et du courtage, cette amélioration des comportements de paiement constitue un signal encourageant. Toutefois, Altares rappelle que les retards restent supérieurs aux niveaux observés avant la crise sanitaire. Dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les incertitudes économiques et un niveau élevé de défaillances d’entreprises, la capacité à maintenir cette dynamique sera déterminante pour la résilience du tissu économique français.