Épargne des Français : l’assurance vie confirme son attractivité au premier trimestre 2026
Les ménages français continuent de renforcer leur effort d’épargne. Selon les dernières données de la Banque de France, le taux d’épargne a de nouveau progressé au premier trimestre 2026. Cette dynamique s’accompagne d’une réallocation des placements financiers, marquée par un intérêt croissant pour l’assurance vie, aussi bien en unités de compte qu’en fonds euros.
02 / 09 / 2026
Au premier trimestre 2026, le taux d’épargne des ménages français atteint 17,4 %, contre 17,2 % à la fin de l’année 2025. Ce niveau reste largement supérieur à la moyenne observée dans la zone euro, établie à 14,3 %.
La même tendance s’observe en matière d’épargne financière. Son taux progresse de 9,1 % à 9,5 % entre le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. La France demeure ainsi nettement au-dessus de la moyenne de la zone euro (5,8 %) et se rapproche du niveau observé en Allemagne (10,3 %).
Dans le même temps, l’épargne brute des ménages augmente légèrement pour atteindre 86 milliards d’euros, contre 84,6 milliards d’euros à la fin de 2025.
L’assurance vie au cœur des arbitrages
Les flux de placements financiers des ménages progressent fortement au cours du trimestre, passant de 26,1 milliards d’euros à 32 milliards d’euros.
Cette hausse repose principalement sur les placements en fonds propres. La Banque de France souligne notamment la bonne dynamique de l’assurance vie en unités de compte, ainsi que celle des actions cotées et non cotées, après un dernier trimestre 2025 marqué par des flux négatifs.
À l’inverse, les produits de taux enregistrent des retraits. Cette évolution s’explique par la baisse des placements en dépôts à vue et par l’accentuation de la décollecte sur les livrets d’épargne réglementée.
L’assurance vie en euros conserve toutefois une dynamique favorable avec 13,4 milliards d’euros de flux, soit 1,2 milliard de plus qu’au trimestre précédent.
Une tendance appelée à se poursuivre
Pour le deuxième trimestre 2026, la Banque de France anticipe la poursuite de ces mouvements. L’institution prévoit un recul du numéraire et des dépôts à vue, une décollecte plus modérée des produits réglementés et une collecte toujours soutenue sur l’assurance vie.
Les projections font état d’un flux net d’environ 13 milliards d’euros en unités de compte et de 11,1 milliards d’euros en fonds euros, confirmant le rôle central de l’assurance vie dans la stratégie patrimoniale des ménages français.