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Banque, assurance, immobilier : une qualité de vie au travail solide, mais une fatigue qui progresse

Qualisocial et Ipsos publient un focus sectoriel issu du Baromètre Santé mentale & QVCT 2026 consacré à la banque, à l’assurance et à l’immobilier. L’étude met en lumière des résultats supérieurs à la moyenne nationale sur la qualité de vie au travail, tout en révélant une fatigue physique et psychologique plus diffuse.



Le secteur banque‑assurance‑immobilier affiche de meilleurs résultats que la moyenne nationale sur l’ensemble des dimensions de la qualité de vie et des conditions de travail. Les écarts les plus marqués concernent le développement des compétences, les relations et l’ambiance de travail, ainsi que les conditions de travail et de sécurité.

Les salariés expriment un haut niveau de confiance dans la pérennité de leur entreprise. Ils se déclarent globalement bien équipés et apprécient l’autonomie accordée dans leur organisation quotidienne. Ces éléments placent le secteur parmi les plus structurés du baromètre.

Une santé mentale globalement préservée

La santé mentale apparaît plus favorable que la moyenne nationale. Les ressources psychologiques, comme la capacité de rebond et la confiance dans l’avenir, se montrent plus élevées. Le NPS employeur ressort également moins dégradé que dans le reste de l’économie.

Cependant, cette solidité globale masque une réalité plus contrastée. 37,1 % des salariés déclarent ressentir fréquemment un fort épuisement physique et psychologique, dans un environnement de travail jugé très exigeant.

Télétravail et fragmentation du travail

Le secteur se distingue par une organisation très hybride. 54,6 % des salariés télétravaillent au moins deux jours par semaine. Cette flexibilité soutient l’autonomie, sans réduire mécaniquement la pression.

Deux facteurs pèsent fortement sur la santé mentale. 45,9 % évoquent le manque de temps pour soi. 60,7 % déclarent avoir rarement la possibilité de se concentrer sans interruption. Cette fragmentation du travail devient un facteur d’usure discret, mais central.

Prévention présente, mais encore perfectible

Les dispositifs de prévention de la santé mentale sont plus répandus que dans d’autres secteurs et mieux évalués par les salariés. Pourtant, près d’un tiers n’a accès à aucun dispositif.

L’enjeu porte désormais sur la lisibilité, la cohérence et l’adaptation des actions, afin de mieux répondre aux formes d’usure les moins visibles, comme la fatigue cognitive ou la difficulté à se projeter dans l’avenir professionnel.