Cyberattaques : le 3ᵉ rapport de Stoïk révèle une explosion de la sinistralité en Europe
Stoïk publie son troisième rapport annuel sur la sinistralité cyber de ses assurés en Europe. L’édition 2025 montre une hausse spectaculaire du nombre d’incidents, avec une France particulièrement exposée. Le document met également en lumière le rôle central de l’IA, autant pour les défenses que pour les attaques.
27 / 02 / 2026
Stoïk analyse les données de plus de 11 000 assurés répartis dans six pays européens. En 2025, la fréquence globale des sinistres atteint 10,56 %, contre 4,34 % en 2024).
Cette hausse reflète une évolution des comportements : les entreprises sollicitent plus rapidement leur assurance dès les premiers signaux faibles.
Ransomware et fraude : les deux menaces majeures
Les incidents liés à un email représentent 60 % des cas déclarés. La fraude et la compromission de messagerie se banalisent grâce à l’usage de l’IA, qui permet des attaques plus crédibles et mieux ciblées.
Le ransomware reste la menace la plus destructrice. Les équipes internes de Stoïk ont dû mobiliser en moyenne 48 jours‑homme par attaque en 2025, soit une progression de 60 %.
La prévention active fait ses preuves
Le rapport montre l’efficacité de la prévention. Aucun client protégé par le service MDR de Stoïk n’a subi de ransomware en 2025, malgré plus de 500 entreprises équipées).
La solution Email Security intercepte les tentatives de fraude en amont, alors que le facteur humain reste la principale vulnérabilité.
La France, marché le plus exposé en Europe
La France affiche une fréquence de sinistres de 11,38 %, la plus élevée du panel).
Les pays de la zone DACH présentent une fréquence plus faible (9,24 %), mais une occurrence de ransomware plus importante.
Selon Stoïk, l’année 2026 marquera la convergence entre cybersécurité, conformité et intelligence artificielle. NIS 2 va renforcer les exigences, créant des écarts entre les entreprises capables d’adapter leur gouvernance et celles moins préparées.