Deux‑roues en France : un marché globalement stable au premier trimestre 2026
L’Observatoire du marché du deux‑roues publié par Solly Azar et AAA Data dresse un état des lieux contrasté du secteur au premier trimestre 2026. Si le marché global affiche une stabilité, les dynamiques diffèrent fortement entre le neuf et l’occasion, ainsi qu’entre motos, cyclos et motorisations électriques.
13 / 04 / 2026
Entre janvier et mars 2026, le marché français du deux‑roues enregistre 212 451 immatriculations, un niveau quasi identique à celui du premier trimestre 2025. Cette stabilité masque toutefois des évolutions internes marquées.
Le marché du neuf progresse de 8 %, avec 51 249 immatriculations, confirmant un regain d’intérêt pour les véhicules neufs. À l’inverse, le marché de l’occasion recule de 2 %, à 161 202 unités, après plusieurs années de forte résilience.
Des tendances opposées entre motos et cyclos
Le segment des cyclos poursuit son repli structurel. Les immatriculations baissent de 8 % au premier trimestre 2026. Cette baisse reste toutefois moins marquée que celle observée un an plus tôt. Sur le long terme, le recul est net, avec une diminution de près de 40 % des immatriculations depuis 2023.
À l’inverse, le marché de la moto progresse de 3 %, atteignant 170 197 immatriculations. La croissance repose principalement sur le marché du neuf, en hausse de 10 %, tandis que l’occasion progresse plus modestement.
Les grosses cylindrées, au‑delà de 400 cm³, restent les plus recherchées. Les roadsters, les trails et les sportives figurent parmi les segments les plus dynamiques.
L’électrique en recul, malgré des signaux contrastés
Le marché du deux‑roues électrique recule de 8 % au premier trimestre 2026. Cette baisse s’explique par un fort recul du neuf et du cyclo électrique, tandis que la moto électrique progresse, portée notamment par le marché de l’occasion.
Des disparités régionales marquées
Les régions Île‑de‑France, Auvergne‑Rhône‑Alpes et Provence‑Alpes‑Côte d’Azur concentrent le plus grand nombre d’immatriculations. Les évolutions régionales restent contrastées, avec des baisses notables sur certains territoires.