PME–ETI : une gestion des risques en progrès malgré un contexte instable
Les PME et ETI françaises renforcent leur capacité à gérer des risques toujours plus nombreux. Le baromètre QBE – OpinionWay dévoilé aux Rencontres AMRAE 2026 montre une confiance en hausse chez les dirigeants, même si l’instabilité politique, la pression réglementaire et la montée des risques cyber continuent de peser sur leur compétitivité.
13 / 02 / 2026
Selon l’étude, 48 % des PME et ETI estiment mieux gérer leurs risques qu’en 2024. Une dynamique positive dans un climat encore tendu, marqué par la volatilité du contexte politique et l’évolution accélérée des menaces numériques.
Une exposition multiple devenue la norme
Aujourd’hui, 86 % des entreprises affrontent au moins deux risques simultanément. Les risques humains dominent (75 %), suivis des risques de marché (66 %). Les risques réglementaires progressent fortement, atteignant 58 %, soit +21 points en trois ans.
Malgré cette pression, 60 % des dirigeants accueillent favorablement les régulations européennes en matière d’IA et de cybersécurité, perçues comme plus lisibles et plus prévisibles.
Le cyber reste une priorité stratégique
La cybersécurité s’impose comme un enjeu central. 36 % des entreprises se disent exposées à des risques immatériels liés au cyber.
La panne Cloudflare de 2025 a mis en lumière ces dépendances, mais 88 % des dirigeants estiment pouvoir gérer une défaillance d’un fournisseur informatique.
Près de neuf entreprises sur dix se sentent prêtes face à une cyberattaque, même si la moitié des dirigeants cite encore ce risque parmi les plus redoutés.
Pourtant, les investissements stagnent : seule une entreprise sur deux a renforcé ses protections en 2025.
Une compétitivité jugée fragile
Si 95 % des dirigeants estiment leur entreprise compétitive, seuls 13 % la jugent très compétitive. L’instabilité politique française conduit un tiers d’entre eux à adopter une attitude prudente dans leurs investissements. 19 % ont ralenti ou gelé leurs recrutements.
Les événements climatiques extrêmes ajoutent de la pression, confirmant que les risques deviennent concrets et immédiats.
Les entreprises progressent dans leur gestion des risques, mais avancent avec prudence dans un environnement qui reste difficile à anticiper.