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Éducation financière : les Français veulent mieux comprendre pour mieux investir

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) et le cabinet Elabe ont réalisé une enquête approfondie sur la relation des Français à l’épargne et à l’investissement. Le constat est net : une majorité reconnaît manquer de connaissances financières, tout en exprimant une forte envie d’être mieux accompagnée et informée.



Selon l’étude révélée en juin 2025, 7 Français sur 10 estiment manquer d’éducation financière, un déficit qui limite leur capacité à choisir des placements adaptés à leurs objectifs. Beaucoup peinent à relier la durée de l’investissement aux produits d’épargne disponibles. Seuls 13 % des Français en capacité d’investir adoptent les bons réflexes pour limiter les risques : épargne régulière, définition d’un objectif et d’un horizon d’investissement.

Cette situation crée des inégalités persistantes, notamment entre hommes et femmes, ou selon les catégories socioprofessionnelles. Elle constitue également un frein à l’investissement de long terme.

Une volonté d’investir utile et de préparer l’avenir

Malgré ces lacunes, les Français affichent une forte intuition sur les enjeux économiques. 60 % d’entre eux jugent prioritaire que leur épargne contribue au financement des entreprises françaises et européennes. Beaucoup souhaitent aussi que les investissements au sein de l’Union européenne bénéficient d’avantages fiscaux. Deux tiers estiment que les actions présentent un bon rapport bénéfice/risque à moyen et long terme.

Près de la moitié (47 %) soutient l’idée d’un système de retraite intégrant une part de capitalisation.

Des attentes fortes pour se former dès le plus jeune âge

L’étude révèle également un intérêt marqué pour l’éducation financière dès l’école. 65 % des Français, et même 80 % des 18‑24 ans, y sont favorables. Les jeunes plébiscitent les formats interactifs : vidéos, tutoriels, applications ou simulateurs. En revanche, 79 % ne font pas confiance aux influenceurs, et 68 % se montrent méfiants envers l’IA comme source d’information.

Face à ces constats, l’AFG appelle à une mobilisation d’ampleur pour renforcer les outils d’accompagnement et encourager l’investissement à long terme.