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Conjoncture économique : des signaux contrastés qui appellent à la vigilance pour les assureurs

L’Enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France révèle une activité économique en progression en février 2026. Pour les acteurs de l'assurance, ces indicateurs constituent un repère essentiel pour anticiper l’évolution du risque et surveiller les tensions sur les entreprises. Si l’industrie et les services restent dynamiques, la trésorerie des entreprises se dégrade et l’incertitude remonte fortement.



En février, l’activité augmente dans l’industrie, les services marchands et le bâtiment. L’industrie reste au-dessus de sa moyenne de long terme pour le neuvième mois consécutif, portée par la chimie, les machines et équipements et les produits électroniques.
Cette dynamique peut contribuer à stabiliser certains risques assurantiels, notamment en dommages aux entreprises et en responsabilité civile, grâce à une meilleure visibilité économique.

Les services progressent également, soutenus par l’édition, le conseil et la publicité. À l’inverse, la restauration recule en raison de la météo et du calendrier, ce qui peut peser sur les secteurs déjà fragilisés en assurance professionnelle.

Des tensions financières qui interpellent directement les assureurs

Malgré la progression de l’activité, la Banque de France observe une dégradation des trésoreries, avec des délais de paiement qui s’allongent.
Pour les assureurs spécialisés en garanties financières, assurance-crédit ou protection juridique, cette tendance constitue un signal de vigilance.
Les tensions d’approvisionnement remontent légèrement, sans dérive durable, mais fragilisent certains secteurs comme l’automobile ou l’électronique, déjà sous pression.

Inflation modérée, mais risques de coûts à surveiller

Les hausses de prix restent modérées dans l’industrie, les services et le bâtiment. Toutefois, certains intrants clés : métaux, équipements électriques, chimie restent sous tension.
Pour les assureurs IARD, cette évolution influe directement sur le coût de reconstruction, un facteur déterminant dans l’évolution des indemnités.

Une incertitude géopolitique qui pèse sur les prévisions assurantielles

L’enquête révèle un rebond net de l’incertitude après le déclenchement de la guerre au Moyen‑Orient le 28 février. Les entreprises redoutent une hausse de l’énergie et des perturbations logistiques.
Pour les assureurs, ces risques touchent la sinistralité “grands risques”, l’assurance transport et les couvertures liées aux chaînes d’approvisionnement.

La Banque de France confirme une estimation de croissance du PIB entre +0,2 % et +0,3 % au 1er trimestre, mais assortie d’un aléa baissier important.
Ce contexte impose une analyse fine du risque économique, essentiel pour les acteurs de l’assurance.