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Catastrophes naturelles : 42 milliards de dollars de pertes assurées au premier semestre 2026

Selon les estimations du Swiss Re Institute, les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles ont atteint 42 milliards de dollars dans le monde au premier semestre 2026. Ce niveau reste inférieur à la tendance de long terme, mais les experts soulignent que les risques climatiques continuent de s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique, de l’urbanisation des zones exposées et de l’augmentation de la valeur des biens assurés.



Les catastrophes naturelles ont généré environ 100 milliards de dollars de pertes économiques au cours des six premiers mois de l’année, dont 42 milliards de dollars couverts par l’assurance. La part des pertes assurées représente ainsi 42 % des dommages économiques, un niveau supérieur à la moyenne observée sur les trente dernières années.

Les tempêtes convectives sévères, principalement aux États-Unis, constituent la première source de sinistres assurés. Elles totalisent à elles seules 28 milliards de dollars de pertes assurées, devant les tempêtes hivernales observées en Amérique du Nord et en Europe.

Le séisme au Venezuela, catastrophe la plus coûteuse

L’événement le plus destructeur du semestre reste la série de séismes qui a frappé le Venezuela le 24 juin 2026. Les dommages aux bâtiments et aux infrastructures sont estimés à 20 milliards de dollars. Toutefois, la faible pénétration de l’assurance dans le pays limite fortement le montant des pertes assurées.

Cette situation illustre l’importance du « protection gap », autrement dit l’écart entre les pertes économiques réelles et celles effectivement couvertes par l’assurance.

L’Europe confrontée à la montée des risques climatiques

Le rapport met également en évidence l’intensification des phénomènes climatiques en Europe. Le continent connaît un réchauffement plus rapide que le reste du monde et enregistre une augmentation significative du nombre de journées de forte chaleur. Les vagues de chaleur observées au premier semestre 2026 ont favorisé un démarrage précoce de la saison des feux de forêt dans plusieurs régions européennes.

Pour les assureurs, ces évolutions confirment l’importance croissante des enjeux de prévention, de résilience et d’adaptation face aux risques climatiques.

Un second semestre sous surveillance

Malgré des pertes relativement modérées en début d’année, Swiss Re rappelle que les risques restent élevés pour le second semestre. La saison des ouragans dans l’Atlantique Nord, les incendies de forêt en Europe et en Amérique du Nord ainsi que d’autres événements climatiques extrêmes pourraient encore peser lourdement sur les résultats du marché de l’assurance.

À long terme, Swiss Re estime que les pertes assurées liées aux catastrophes naturelles pourraient continuer de progresser de 5 à 7 % par an, sous l’effet combiné du changement climatique, de l’augmentation des expositions et de la hausse des coûts de reconstruction.