Qualité de l’air : pollution, chaleur et pollens, un impact croissant sur la santé des Français
À l’occasion de la Journée nationale de la Qualité de l’air du 14 octobre, Generali alerte sur les effets sanitaires liés à la pollution atmosphérique. Entre épisodes de chaleur, ozone, particules fines et pollens, les expositions se multiplient et génèrent des conséquences concrètes sur la santé. Selon l’assureur, la mauvaise qualité de l’air représente 21 milliards d’euros de dépenses de santé par an en France.
15 / 10 / 2026
Selon un sondage Odoxa réalisé pour Generali, 34 % des Français déclarent ressentir régulièrement au moins un effet qu’ils attribuent à une mauvaise qualité de l’air. Ce ressenti est plus marqué chez les Franciliens (43 %) et chez les femmes (42 %). Les symptômes les plus fréquemment évoqués sont les irritations des yeux, du nez ou de la gorge, la fatigue et la toux.
L’été 2026 a renforcé cette perception. 67 % des Français déclarent avoir subi au moins un effet lié à la pollution de l’air. Parmi eux, 48 % évoquent l’ozone lors des fortes chaleurs, 47 % les pollens et 29 % les particules fines liées aux incendies. Dans le Sud‑Ouest, cette dernière proportion atteint 51 %.
L’été 2026, aperçu du climat futur
Selon Météo‑France, l’été 2026 a été le plus chaud observé en France depuis 1900. À Paris, les températures ont dépassé 35 °C pendant 20 jours et atteint un record de 42,2 °C le 24 juin.
L’ozone constitue une préoccupation particulière. Contrairement à d’autres polluants, ses concentrations augmentent lors des épisodes de chaleur. Les incendies ont également contribué à dégrader la qualité de l’air : entre 10 % et 20 % des particules observées durant l’été provenaient des fumées.
Des risques sanitaires qui se cumulent
Les experts soulignent que chaleur, pollution et pollens agissent souvent simultanément. Les particules fines et la chaleur affectent le système cardiovasculaire, tandis que l’ozone touche directement les voies respiratoires. Les pollens ajoutent une dimension allergique supplémentaire.
Selon Santé publique France, l’exposition prolongée aux particules fines PM2,5 serait responsable de près de 40 000 décès et de plus de 10 000 nouveaux AVC chaque année.
Une nouvelle approche de prévention
Pour améliorer l’information des assurés, Generali développe une solution d’alertes personnalisées. Testé début 2027 auprès de plusieurs centaines de milliers de clients Santé, ce dispositif croisera des données environnementales avec l’âge, le sexe et la localisation des assurés afin de fournir des conseils adaptés à chaque situation.