IA, climat et géopolitique : les nouveaux risques qui façonnent l’avenir selon AXA
Dans son Future Risks Report 2026, AXA analyse la perception des risques émergents à travers une enquête menée auprès de plus de 28 000 personnes, dont 4 345 experts dans 62 pays. Cette nouvelle édition met en évidence une évolution majeure : pour la première fois, les risques liés à l’intelligence artificielle et aux données devancent le changement climatique dans le classement des experts.
15 / 10 / 2026
L’édition 2026 marque un tournant. Les experts classent désormais les risques liés à l’IA et aux données en première position de leurs préoccupations, devant le changement climatique. Ces risques occupaient encore la quatrième place l’an dernier.
Les principales inquiétudes concernent les questions éthiques, les biais, la protection des données personnelles, les conséquences sur l’emploi et le manque de transparence des systèmes d’intelligence artificielle. Seuls 9 % des experts considèrent que les autorités publiques sont correctement préparées à gérer ces risques, un chiffre qui tombe à 3 % en Europe.
Le climat reste la première préoccupation du grand public
Si les experts placent désormais l’IA en tête, le changement climatique demeure le premier risque cité par la population. Toutes les générations le classent au premier rang. Les événements extrêmes, comme les sécheresses, les inondations ou les incendies, constituent la principale source d’inquiétude.
L’étude souligne également un sentiment de préparation insuffisant : seuls 13 % des experts et 30 % du grand public estiment que les pouvoirs publics sont prêts à faire face aux impacts du changement climatique.
Géopolitique, cyber et énergie complètent le top 5
Les risques géopolitiques occupent la troisième place du classement des experts, devant les cyberrisques et les enjeux énergétiques. Les conséquences économiques des tensions internationales, les attaques contre les infrastructures critiques, les guerres commerciales et les perturbations des chaînes d’approvisionnement figurent parmi les principales préoccupations.
Les cyberrisques restent durablement installés dans le paysage des menaces. Les experts identifient en priorité la cyberguerre et les attaques contre les infrastructures critiques. Le grand public se montre particulièrement préoccupé par les usurpations d’identité, les deepfakes et les fraudes numériques.
La prévention s’impose comme une priorité
Un constat rassemble experts et citoyens : 85 % considèrent que les risques qui les préoccupent peuvent être au moins partiellement évités grâce à des actions de prévention. Les répondants expriment aussi un besoin croissant d’accompagnement, d’éducation aux risques et de solutions de résilience.
Enfin, l’étude rappelle le rôle attendu des assureurs. 68 % du grand public estiment qu’ils ont un rôle important à jouer dans la prévention, la protection et le renforcement de la résilience face aux risques émergents.