Bien-être en entreprise : un enjeu stratégique qui s’impose durablement dans les organisations
Le Baromètre Bien-Être 2026 de WTW, réalisé auprès de 139 employeurs représentant plus de 564 000 collaborateurs en France, confirme l’importance grandissante du bien-être dans les politiques RH et de protection sociale. Malgré un contexte marqué par la hausse des coûts de santé, les entreprises continuent d’investir dans le bien-être de leurs collaborateurs, avec une priorité forte accordée à la santé mentale, à la prévention et à l’engagement.
03 / 09 / 2026
Selon l’étude, le bien-être ne se limite plus aux avantages sociaux. Il s’inscrit désormais dans une approche globale associant culture d’entreprise, gestion des talents, inclusion, conditions de travail et protection sociale. Aujourd’hui, 85 % des employeurs considèrent qu’ils jouent un rôle central dans l’accompagnement du bien-être, une attente également partagée par 72 % des collaborateurs.
Par ailleurs, 37 % des organisations intègrent désormais le bien-être dans leur stratégie globale de rémunération et d’avantages sociaux.
Des investissements sous pression mais mieux ciblés
La hausse des dépenses de santé pèse sur les budgets des entreprises. 61 % des employeurs indiquent que l’augmentation des coûts influence leurs décisions d’investissement dans ce domaine.
Face à cette contrainte, les organisations privilégient les actions jugées les plus efficaces. Elles réallouent leurs budgets vers des solutions à fort impact, renforcent la prévention et cherchent à mieux accompagner les populations les plus exposées.
Santé mentale et prévention en tête des priorités
Les principaux enjeux identifiés concernent la sécurité physique et psychosociale (54 %), le stress et l’épuisement professionnel (53 %) ainsi que l’absentéisme (49 %).
Les entreprises multiplient les dispositifs de soutien : accès à des professionnels de santé mentale, formation des managers, prévention des risques psychosociaux, aménagements de travail ou encore accompagnement des collaborateurs confrontés à des problèmes de santé.
Un décalage persistant sur le bien-être financier
Le baromètre met en évidence une différence notable entre les attentes des salariés et les priorités des employeurs concernant le bien-être financier. Les collaborateurs souhaitent avant tout un accompagnement sur leur situation financière, leur épargne et leur budget quotidien. Les employeurs privilégient davantage les sujets liés à la retraite et aux avantages sociaux.
L’IA commence à s’inviter dans les programmes de bien-être
Enfin, de nombreuses organisations envisagent d’utiliser l’intelligence artificielle pour améliorer leurs programmes de bien-être. Les usages envisagés concernent notamment le reporting, l’analyse prédictive, les chatbots d’accompagnement ou encore la personnalisation des ressources proposées aux collaborateurs.
Pour les acteurs de l’assurance santé, de la prévoyance et de la protection sociale, cette étude confirme que le bien-être devient un levier majeur de performance, d’attractivité et de gestion des risques humains au sein des entreprises.