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Gestion des sinistres 2026 : Sedgwick alerte sur la montée de la complexité et des coûts

Dans son rapport 2026 sur la gestion des sinistres, Sedgwick met en lumière une transformation profonde du secteur en Europe. Face à la hausse des coûts, aux risques climatiques et à l’évolution des exigences réglementaires, la gestion des sinistres devient un levier stratégique majeur pour les entreprises, au‑delà de sa dimension opérationnelle.



Le rapport s’appuie sur l’analyse de 2,3 millions de sinistres en Europe depuis 2020. Il met en évidence un changement de paradigme : la fréquence des sinistres n’est plus le principal enjeu.
Désormais, leur gravité et leur complexité déterminent les coûts, notamment pour les dossiers à fort enjeu. Les sinistres de responsabilité civile supérieurs à 100 000 € ont ainsi plus que triplé sur la période.

Des pressions accrues sur les entreprises

Les organisations doivent composer avec un environnement de plus en plus exigeant. Le rapport identifie plusieurs facteurs structurants :

  • la hausse des coûts d’indemnisation,
  • la volatilité climatique,
  • le développement de la fraude,
  • et le renforcement des exigences réglementaires européennes.

Ces évolutions renforcent l’exposition des entreprises et complexifient la gestion des programmes d’assurance, en particulier pour les structures opérant à l’international ou avec des modèles d’auto‑assurance.

Vers une gestion plus stratégique et pilotée

Dans ce contexte, la gestion des sinistres évolue. Elle s’impose désormais comme un outil de pilotage du risque et de performance financière.
Les choix d’organisation (gestion interne, externalisée ou hybride) influencent directement le coût total du risque, la prévisibilité financière et la résilience opérationnelle des entreprises.

Le marché de la gestion déléguée de sinistres (TPA) devrait d’ailleurs connaître une croissance de 55 % d’ici 2034, signe d’un recours accru à l’externalisation.

Data, expertise et réactivité au cœur des enjeux

Pour faire face à ces défis, Sedgwick souligne l’importance de combiner données, expertise technique et technologies. La capacité à qualifier rapidement un sinistre, à prioriser les actions et à mobiliser les bons experts devient déterminante.