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Cyberassurance en France : un marché en détente sous tension selon l’étude LUCY 2026

L’AMRAE publie l’édition 2026 de l’étude LUCY – Lumière sur la cyberassurance, une analyse de référence fondée sur les portefeuilles de courtiers représentatifs du marché français. Le rapport met en évidence un marché plus favorable aux assurés, mais confronté à une hausse marquée de la sinistralité, en particulier chez les entreprises de taille intermédiaire.



En 2025, le marché français de la cyberassurance entre dans une phase de détente tarifaire. Les taux de prime reculent fortement, notamment pour les grandes entreprises, avec une baisse moyenne de 32 %. Les franchises diminuent également, tandis que les capacités souscrites progressent.
Cette dynamique s’explique par une concurrence accrue entre assureurs et par l’arrivée de nouveaux acteurs, notamment des MGA et des assurtechs, qui proposent des offres plus accessibles.

Une pénétration en hausse, portée par les ETI

La pénétration de l’assurance cyber progresse nettement. Le nombre d’ETI assurées augmente fortement, tout comme celui des entreprises de taille moyenne. Cette diffusion élargit l’accès à la couverture cyber sur l’ensemble du tissu économique français.
Pour les grandes entreprises, le marché reste attractif. Le ratio sinistres/primes demeure contenu à 22 %, confirmant une rentabilité globale pour les assureurs sur ce segment.

Une sinistralité en forte augmentation

En parallèle, la sinistralité progresse fortement. En 2025, le montant total des sinistres atteint 83,2 millions d’euros, contre 54,5 millions l’année précédente. Cette hausse s’explique principalement par les ETI, dont les indemnisations sont multipliées par quatre.
Le nombre de sinistres augmente également, porté par la baisse des franchises, qui élargit le périmètre des sinistres indemnisés.

Un équilibre de marché fragile

L’étude LUCY souligne un décalage croissant entre la dynamique commerciale favorable et la réalité du risque cyber. Le marché reste volatil. La survenance d’un sinistre majeur pourrait entraîner un réajustement rapide des conditions.
Dans ce contexte, l’AMRAE rappelle que la prévention demeure un levier central. La baisse des primes doit permettre d’investir durablement dans la cybersécurité, afin de renforcer la résilience des entreprises et la soutenabilité du modèle assurantiel.