Plan d’épargne retraite : l’encours franchit le seuil des 150 milliards d’euros
Le plan d’épargne retraite (PER) poursuit sa montée en puissance. Selon les données consolidées publiées par le ministère de l’Économie et des Finances, l’encours total du PER dépasse 150 milliards d’euros au 31 décembre 2025. Cette progression confirme l’ancrage durable du dispositif dans l’épargne des Français.
20 / 05 / 2026
Au 31 décembre 2025, 12,9 millions de Français détenaient un plan d’épargne retraite. L’encours total atteint 150,4 milliards d’euros.
La hausse s’établit à 20 % sur un an et 46 % sur deux ans, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Économie et des Finances. Cette dynamique s’inscrit dans la continuité de la réforme introduite par la loi Pacte.
Tous les compartiments en progression
La croissance concerne l’ensemble des compartiments du PER.
Les PER individuels concentrent 88,5 milliards d’euros, en hausse de 21 %.
Les PER d’entreprise atteignent 33,86 milliards d’euros, avec une progression de 22 %.
Le compartiment obligatoire totalise 28,04 milliards d’euros, en augmentation de 13 %.
Cette répartition illustre la diversité des usages du PER, à la fois outil d’épargne individuelle et dispositif collectif en entreprise.
Un levier pour le financement de long terme
Pour le ministère de l’Économie, le succès du PER constitue un signal positif pour le financement de long terme des entreprises, en particulier européennes. Le dispositif joue un rôle croissant dans l’orientation de l’épargne vers l’économie productive.
Vers une plus forte exposition aux actifs non cotés
L’année 2026 marque une nouvelle étape réglementaire. Dans le cadre de la loi Industrie verte, les gestionnaires devront intégrer, d’ici décembre 2026, au moins un fonds investi en actifs non cotés dans les profils de gestion pilotée.
La part minimale d’actifs non cotés variera de 2 % à 15 %, selon les profils.
Des évolutions fiscales déjà engagées
Le budget 2026 introduit plusieurs ajustements. La déduction fiscale des versements après 70 ans disparaît. Le plafond de déduction des versements volontaires passe de trois à cinq ans. Enfin, le taux du PFU augmente de 30 % à 31,4 %.
Ces évolutions s’inscrivent dans la poursuite de l’adaptation du PER aux enjeux de retraite et de financement de l’économie.