Actualités

Catastrophes naturelles : 2025 marquée par un record de pertes liées aux périls secondaires, selon Swiss Re

Le rapport Sigma 1/2026 du Swiss Re Institute révèle que 2025 a été dominée par les périls secondaires. Feux de forêt, orages convectifs sévères et inondations représentent 92 % des pertes assurées mondiales, pour un total de 107 milliards de dollars. Malgré une année sans ouragan majeur aux États‑Unis, la tendance reste orientée à la hausse et souligne l’urgence d’investir dans l’adaptation au changement climatique.



Selon Swiss Re, 2025 a été dominée par les feux de forêt en Californie et les orages convectifs sévères, qui ont généré à eux seuls 88 % des pertes liées aux catastrophes naturelles. Les incendies de Palisades et Eaton, survenus à Los Angeles en janvier, constituent l’événement d’incendie le plus coûteux jamais enregistré, avec 40 milliards de dollars de pertes assurées.

Les orages sévères restent un péril majeur : leurs pertes assurées atteignent 51 milliards de dollars, troisième niveau le plus élevé jamais observé.

Des pertes économiques élevées malgré l’absence de cyclone majeur

Les pertes économiques mondiales s’élèvent à 220 milliards de dollars, dont 49 % assurés, un record en matière de couverture. Cette proportion élevée s’explique par la concentration des événements dans des zones fortement assurées.

L’absence d’ouragan destructeur aux États‑Unis a limité l’ampleur des pertes, mais cette accalmie ne traduit pas une baisse du risque. Les modèles Swiss Re montrent qu’en cas de « peak year » en 2026, les pertes assurées pourraient atteindre 320 milliards de dollars.

Une tendance structurelle : l’exposition croît plus vite que le risque ne recule

Depuis 1970, la croissance de l’exposition explique plus de 80 % de la hausse des pertes assurées liées aux événements météorologiques. Les zones densément construites, les coûts de reconstruction et l’urbanisation rapide créent un niveau de vulnérabilité inédit.

Les périls secondaires (feux, orages, inondations) sont désormais les moteurs principaux de cette dynamique. À l’échelle globale, ils représentent les deux tiers de la croissance des pertes assurées.

L’adaptation et la prévention deviennent essentielles

Swiss Re souligne la nécessité d’investir dans la prévention, la résilience des constructions et l’amélioration des modèles de risque. Sans adaptation, la hausse des pertes pourrait compromettre l’assurabilité à long terme.