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16 mars 2022

Liberty Specialty Markets accompagne ses clients dans la prévention et la gestion de leurs grands risques avec son ADN mutualiste

Liberty Specialty Markets propose des produits d’assurances et de réassurance pour les entreprises sur les principaux marchés mondiaux. En France, ses lignes phares sont la RC et les risques financiers, et Liberty Specialty Markets cultive aussi certains marchés de spécialités avec une croissance du chiffre d’affaires remarquable, de l’ordre de 40 % en 2021. Richard Deguettes, Directeur général de Liberty Specialty Markets France expose les conditions des renouvellements pour le marché des grands risques fin 2021/début 2022, et l’évolution de l’organisation de ses équipes pour mettre l’accent sur deux spécialités qui leur sont rattachées : le terrorisme et les violences politiques d’une part, et les risques environnementaux d’autre part.

 

Quelle est votre vision du marché des grands risques en ce début d’année 2022 ?

Les renouvellements au 1er janvier représentent un pic d’activité depuis 30 ans car cette échéance demeure celle de 60 à 70 % des contrats. Cette situation s’est complexifiée ces dernières années et tout le monde a dû redoubler d’efforts car les pratiques de LTA (Long Term Agreement) se sont raréfiées. Nous devons donc revoir chaque année la qua- si-totalité du portefeuille. La campagne de renouvellements a été plus longue. Sa date de fin restant fixe, elle a commencé plus tôt, dès le mois d’août, voire juillet. Elle s’est donc révélée lourde pour les assurés, les courtiers et les assureurs.

Nous avons constaté la continuité des conditions de marché « dures », dans la droite ligne de la vague de l’année précédente. Les éléments nouveaux pour cette période 2021/2022 tiennent à l’anticipation des courtiers qui ont demandé très tôt leurs intentions aux assureurs.

D’ailleurs, dans ce contexte difficile, nous observons que les clients ont peu changé de courtiers et de porteurs de risques.

Deuxième constat, courtiers et assureurs ont essayé d’accompagner mieux encore leurs clients sur les raisons des hausses de prix et/ou de baisses de capacités. En effet, les sous-jacents du marché font état d’une baisse des capacités dispo- nibles et de la nécessaire restauration des résultats techniques qui nécessitent des efforts de pédagogie vis-à-vis des clients.

Parmi les lignes les plus impactées, com- ment ne pas citer le Cyber, mais aussi la responsabilité des dirigeants, notamment sur les risques exposés comme les sociétés cotées aux États-Unis ? Le marché du dommage sur les risques spécifiques, comme l’industrie pharmaceutique, l’énergie ou la chimie est également fortement impacté, et dans une moindre mesure, on observe une hausse des taux sur des lignes traditionnelles comme la RC Pro et la RC générale.

La période qui vient de s’écouler a vu exploser la sinistralité sur plusieurs marchés :

  • La fraude aux entreprises s’est accentuée ces 6 derniers mois (fraude au faux-président, au faux-virement, au faux-fournisseur…). Cela se traduit par des dizaines de millions d’euros de dommages, très concentrés sur les douze derniers mois. Ces atteintes ont pris une importance particulièrement prégnante, peut-être liée à la généralisation du télétravail, ou l’utilisation extensive des systèmes d’information. Notre message aux entreprises est simple : ne baissez pas la garde sur ces sujets qui peuvent être mieux maîtrisés grâce à la stricte application de vos procédures internes !
  • Sur les autres lignes, la sinistralité augmente sous une pression de deux ordres :
    • L’inflation générale des prix des réparations ; l’inflation conduit mécaniquement à une hausse des montants indemnisés. Un sinistre qui pouvait s’élever à 10 000 € sera demain indemnisé 11 000 € voire 12 000 € en répercussion de la majoration observée des prix. Ainsi, les pièces détachées coûtant plus cher, les matériaux de construction aussi, chaque sinistre va peser davantage dans les comptes de résultats.
    • L’inflation sociale, qu’on peut définir comme la hausse des demandes d’indemnisation des consommateurs sous l’effet par exemple du recours croissant à des actions de groupe. Nous observons ce phénomène de très près. S’il se traduit aux États-Unis via l’obtention de dommages et intérêts importants, en France, c’est plutôt le sujet de la faute inexcusable de l’employeur qu’il faut scruter.

 

Comment Liberty Specialty Markets France traverse-t-il cette période ?

Nous abordons 2022 avec les valeurs qui sont les nôtres. Nous avons beaucoup anticipé en intensifiant le dialogue avec nos courtiers. En partageant très tôt nos intentions en matière de renouvellements avec eux, nous leur avons apporté du confort pour aller voir leurs clients en leur disant : « voici ce que l’assureur a en tête ». Même s’ils n’étaient pas toujours porteurs de bonnes nouvelles, disposer de perspectives constituait une base de discussion essentielle pour aborder au plus tôt et préparer au mieux l’échéance de janvier.

Notre capacité à travailler ainsi avec notre réseau de courtiers réside dans notre autorité de décision locale importante. En matière de souscription, l’équipe France dispose de l’autorité nécessaire pour décider vite et bien, dans le respect des guidelines du groupe Liberty Mutual, et avec un reporting adéquat, cela va de soi. Notre ADN mutualiste nous pousse à rester simples et accessibles, à nos courtiers comme à nos clients.

Ainsi, nous regardons chaque dossier sans lui appliquer une posologie standard, sans idée préconçue. Nous appliquons nos lignes directrices générales en leur donnant du sens et en les adaptant à la situation réelle des assurés. À mon avis, cette approche explique notre taux de rétention de portefeuille, proche de 100 % au 1er janvier.

Parmi nos points différenciants, j’aimerais souligner la disponibilité de nos souscripteurs. Les femmes et les hommes qui constituent nos équipes font de l’assurance un commerce intelligent. Ainsi, je suis fier de leur engagement pour la campagne du 1er janvier 2022, qui me rend optimiste sur la croissance de nos activités en 2022. Je rends hommage à leur travail aux côtés de nos courtiers. Notre relation avec eux se consolide de manière importante et je souhaite continuer dans cette direction. Je note aussi que notre turnover est parmi les plus bas du marché, une stabilité que saluent également nos courtiers.

Notre croissance 2021 est remarquable, de l’ordre de +40 % sur l’ensemble de nos lignes, ce qui souligne la pertinence de notre modèle d’assureur expert qui maîtrise les spécialités sur lesquelles il opère. Certes, une partie de cette croissance provient des majorations de primes sur le portefeuille existant, mais la génération d’affaires nouvelles reste significative, de l’ordre de 50 % de cette hausse de l’activité.

Pour mémoire, la RC et les risques financiers constituent 60 % de notre chiffre d’affaires. Nos lignes de spécialités comportent : le transport, le dommage, notamment sur les secteurs de l’énergie, de la pharmacie et de la chimie, la construction, les assurances de garanties de passif, le Fine Art, tous les risques spéciaux liés aux annulations d’évènements, et enfin le terrorisme et les violences politiques, les risques environnementaux.

Conformément à notre politique de développement partout dans le monde, nous renforçons ces deux dernières lignes en France en nous appuyant sur l’expertise globale du groupe Liberty Mutual, et en déployant des compétences locales sur ces activités. Les arrivées de François Barriol en cours d’année 2021 et d’Arnaud Bunetel en février 2022 traduisent cette ambition importante pour développer ces segments.

 

Propos recueillis par Céline Meslier